Attaque de l’aéroport de Niamey : Tiani accuse Macron, Talon et Ouattara de « sponsoriser les mercenaires »
publié le : 30 janvier 2026 à 12h52min | MàJ : il y a 2 heures
Rédacteur : Aristide Nouah
Suite à l’attaque armée qui a ciblé la base aérienne de l’aéroport international Diori Hamani, le général Abdourahamane Tiani s’est rendu sur les lieux le jeudi 28 janvier 2026 et a tenu un discours offensif. Le chef de la junte nigérienne a salué la réaction des forces de défense, remercié la Russie pour son appui aérien et a accusé les présidents français, béninois et ivoirien d’être des soutiens des assaillants qualifiés de « mercenaires ».
La vie a progressivement repris son cours à Niamey le jeudi 29 janvier, au lendemain de l’attaque perpétrée contre la base aérienne de l’aéroport international. Sur place, le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu dans la zone abritant la flotte aérienne de l’armée nigérienne afin d’évaluer la situation et de s’adresser aux forces engagées.
Selon un bilan communiqué par le ministère de la Défense nationale, l’attaque survenue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier a fait vingt assaillants neutralisés et onze autres arrêtés. Les autorités nigériennes qualifient ces hommes de « mercenaires ». Quatre soldats nigériens ont été grièvement blessés lors des affrontements. La télévision d’État RTN a, par ailleurs, affirmé qu’un ressortissant français figurerait parmi les assaillants tués, sans toutefois fournir d’éléments de confirmation.
Sur le terrain, Abdourahamane Tiani a salué la « prompte réaction » des forces nigériennes, appuyées par leurs partenaires russes, estimant que l’ennemi avait été mis en déroute en moins de vingt minutes après les premiers coups de feu.
Le chef de la junte a ensuite accusé le président français Emmanuel Macron, le président béninois Patrice Talon et le président ivoirien Alassane Ouattara d’être les « sponsors » des mercenaires impliqués dans l’attaque. « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à nous écouter rugir », a-t-il lancé, sans préciser la nature des représailles évoquées.
Dans la foulée, deux grands meetings ont été organisés dans la capitale, notamment sur la place de l’Assemblée nationale et au carrefour de l’Escadrille nationale pour soutenir la junte militaire nigérienne.
Le ministère de la Défense nationale a également fait état d’importants dégâts matériels, notamment sur des aéronefs civils. Deux avions de la compagnie Asky et un appareil d’Air Côte d’Ivoire auraient été endommagés. Aucune information détaillée n’a été communiquée sur l’état des installations militaires touchées. De son côté, l’Agence nationale de l’aviation civile a indiqué que les activités aéroportuaires se poursuivaient normalement.